Le redressement des seins


chirurgie de la ptose des seins La ptose mammaire se définit par la chute du sein. Lorsqu’il n’existe pas d’hypertrophie mammaire associée, on parle alors de ptose pure. Cette ptose mammaire se voit surtout chez les femmes à la suite de grossesses avec parfois allaitement ou à la suite d’un amaigrissement important. Le redressement des seins est une intervention purement esthétique car il n’y a pas de retentissement fonctionnel dû au poids de la glande.

En cas de volume suffisant, le principe du redressement mammaire rejoint celui de la plastie mammaire de réduction en agissant uniquement sur l’enveloppe cutanée et en gardant le même volume de glande. S’il existe un volume insuffisant, on peut compenser le manque de glande par une prothèse mammaire.

Seule la ptose mammaire associée à une hypertrophie mammaire peut parfois être prise partiellement en charge par la sécurité sociale (réduction mammaire de 300g par sein).


Comment se passe la chirurgie?

Le Docteur Rouquette, chirurgien esthétique, dessine avant toute anesthésie des tracés d’une grande précision qui tiennent compte de la réduction mammaire prévue et d’une éventuelle asymétrie. La durée de l’intervention est d’environ 2 heures. La patiente est opérée très souvent en position semi-assise, ce qui permet un meilleur positionnement de la future poitrine.  Le traitement de la ptose mammaire consiste à enlever de la peau en trop, ce qui permet d’ajuster l’enveloppe cutanée au volume restant (si le galbe n’est pas suffisant, une prothèse mammaire peut être nécessaire). D’autre part, on repassera l’aréole en position normale en fonction du nouveau sein.

Les cicatrices seront donc différentes selon l’importance de la ptose mammaire :

ptose mammaire modérée : cicatrice périaréolaire

ptose mammaire moyenne : cicatrices périaréolaire et verticale

ptose mammaire importante : cicatrices qui ont la forme d’un T inversé

Une cicatrice autour de l’aréole, une cicatrice verticale de l’aréole au sillon sous-mammaire et une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire dont la longueur est variable suivant l’importance de la ptose mammaire. La partie de glande enlevée est systématiquement adressée à un laboratoire d’histologie pour analyse. Des sutures esthétiques surtout faites de fils résorbables enfouis sont réalisées. Des drains sont mis en place pour éviter les hématomes. On finit l’intervention par un pansement compressif qui sera gardé 48 heures.

Que se passe t-il après l’intervention?

L’hospitalisation dure en général 24 heures. L’intervention est peu douloureuse et des antalgiques sont rarement prescrits.

Le pansement compressif et les drains sont enlevés au 2e jour avant la sortie. Les seins sont alors un peu trop haut situés (trop « pigeonnants »). Il existe souvent un gonflement (œdème) et des bleus qui s’estomperont dans les 2 semaines. Le sein reprendra alors une forme plus naturelle dans environ 2 mois. Le soutien-gorge de contention prescrit en préopératoire doit alors être porté pendant 15 jours, 3 semaines pour soulager les sutures. Des pansements à domicile sont prescrits jusqu’à l’ablation des fils, c’est à dire au 10e, 15e jour post-opératoire. Très peu de fils sont enlevés et ceci est totalement indolore.

Un arrêt de travail est conseillé durant 15 jours. L’arrêt du sport est nécessaire pendant environ 1 à 2 mois selon la cicatrisation. Les cicatrices dans la majorité des cas évoluent sur environ 1 an. Elles sont fines les premiers jours puis elles deviennent un peu rouges et inflammatoires pendant 3-4 mois, puis elles commencent à s’estomper pour devenir blanches et souples au bout d’1 an à 1 an ½. Les massages cicatriciels sont prescrits dès la 2e ou 3e semaine. Ils sont très importants car ils contribuent au résultat esthétique en assouplissant les cicatrices. Une protection solaire des cicatrices est conseillée pendant environ 1 an même sous le maillot de bain (les rayons ultra-violets passent à travers le maillot de bain).

Si une grossesse est prévue après l’intervention, il vaut mieux attendre environ 6 à 8 mois. D’ailleurs l’allaitement est parfois possible. La sensibilité de l’aréole peut-être un peu perturbée après l’intervention. Celle-ci reviendra progressivement en 4 à 6 mois.

Quelles peuvent être les complications ?

Elles sont rares, le redressement des seins pour ptose mammaire étant une intervention techniquement bien maîtrisée.

Les complications générales :

L’infection est rare, combattue par une antibiothérapie systématique pre-opératoire. Les hématomes peuvent nécessiter une évacuation chirurgicale. Les complications liées à l’anesthésie.  Les complications spécifiques à l’intervention :

Les problèmes cicatriciels : Ils sont parfois imprévisibles, la mauvaise cicatrisation étant souvent le fait de la patiente (facteur génétique). Heureusement, ils sont tout à fait exceptionnels, on parle alors de chéloïdes ou de cicatrices hypertrophiques. Elles peuvent être atténuées par des plaques de compression appliquées dès les 1ers mois après opération, et parfois par injection de corticoïdes. Après d’un délai d’1 an en cas d’amélioration insuffisante, une éventuelle reprise chirurgicale est possible.

L’asymétrie des seins : Elle peut faire l’objet d’une retouche chirurgicale, mais toujours à distance de la 1ère intervention (environ 1 an). Une altération de la sensibilité du mammelon peut se produire et persister pendant plusieurs mois. La nécrose souvent partielle de l’aréole est devenue tout à fait exceptionnelle avec les techniques modernes. Elle peut nécessiter une reconstruction.

L’information du Dr Rouquette

Le chirurgien insistera bien sur le principe des cicatrices dans cette intervention purement esthétique car il n’y a pas de handicap fonctionnel.

Photos chirurgie de la ptose mammaire avant/après

Les photographies avant- après  de ptose mammaire,  témoignent de procédés differents (cicatrices de taille variable ,certains cas avec utilisation de prothèses mammaires).